Article du Courrier Picard le 26/01/2017


EDUCATION

Un soutien scolaire pour réduire la lutte des classes à Péronne

 

Chaque mardi, le Rotary accompagne quelques enfants en décrochage scolaire.

Philippe Ryckelynck (à gauche) et les membres du Rotary entourent le directeur Philippe Ponchon (4 e en partant de la gauche). (Photo VINCENT FOUQUET).

Difficile de se faire une place lorsque les petits camarades brillent dans leurs résultats scolaires et qu’on peine à la dictée ou la multiplication. Le scénario est connu, mais pas inéluctable. C’est pour cela que quinze bénévoles se relaient chaque mardi à l’école du Mont Saint-Quentin de Péronne, pour accompagner les élèves dans leur apprentissage et leur redonner confiance.

«  Nous sommes 4 membres du Rotary Club de Péronne ainsi que des bénévoles avec lesquels nous avons pris contact, indique Philippe Ryckelynck, adhérent à l’organisation caritative. La séance dure de 16 h 45 à 17 h 30 et nous fonctionnons avec l’enseignant au moyen d’un cahier de liaison. Par exemple, je vois qu’il faut faire une compréhension de texte, des soustractions et une dictée durant ces 45 minutes.  »

Si le Rotary a choisi cette école, c’est tout simplement parce que le responsable du soutien scolaire et le chef d’établissement se connaissent. Après une première discussion au printemps dernier, le projet a abouti en octobre et permet désormais à sept enfants de CE1-CE2 de bénéficier de ce soutien scolaire.

« Nous avons tout misé sur les fondamentaux : lire, écrire et compter »

«  Cette action se situe hors temps scolaire, on m’a donné carte blanche dans la lutte contre l’échec scolaire, rapporte Philippe Ponchon, le directeur de l’école. Nous avons tout misé sur les fondamentaux : lire, écrire et compter. Pour le moment, il est difficile d’évaluer les progrès même si l’on ressent de la satisfaction auprès des enfants accueillis. »

Un sentiment confirmé par les bénévoles qui se sont réunis pour un premier retour d’expérience juste avant les vacances de Noël. «  Les enfants sont très volontaires  », constate cette dame ; «  ils sont très demandeurs et veulent nous montrer ce qu’ils sont capables de faire, on sent qu’ils se sentent valorisés à travers cette démarche  », complète un monsieur. Il n’y a qu’à leur demander : «  Ici, c’est bien, on m’aide à lire de belles histoires, et c’est très bien  », assure Sofiane, 7 ans.

 

Reste un cap à franchir : «  Lorsqu’on demande aux enfants s’ils montrent à leurs parents ce qu’ils ont fait, ils nous répondent que leurs parents ne regardent jamais », relève un bénévole. C’est l’une des pistes à développer, confirmée par Philippe Ponchon. «  Nous allons essayer de susciter un retour des parents. Il faudrait que les familles voient votre implication, car elles sont demandeuses mais pas toujours conscientes de vos efforts.  »